Concert de Keziah Jones à Cahors - 01.03.2024
Les Docks de Cahors, c’est une petite salle de concert à la programmation éclectique, surprenante, pointue. J’y ai vu Catherine Ringer, Groundation, Winston McAnuff, EZ3kiel, Virginie Despentes et sa clique… et tout récemment, Keziah Jones. Oui, cette superstar est venue ici, chez nous, dans le Lot. Je l’avais déjà vu dans un petit festival du Lot-et-Garonne appelé Grain de sel, à Castelsarrasin. Il faut croire qu’il aime venir à la campagne.
Ce 1er mars 2024, la salle des Docks est pleine. La chanson Kpafuca nous met direct dans l’ambiance : Keziah Jones va donner un concert énergique, plein de joie. L’artiste est de super bonne humeur, il fait de l’humour, nous parle dans son français approximatif, et surtout il met le feu ! La guitare acoustique n’est pas bien accordée ? Pas de souci, il rappelle ses musiciens et « change de vibe », selon ses propres mots, avec Hello Heavenly. Il reviendra à l’acoustique un peu plus tard « au cas où la guitare se serait accordée toute seule ». Il ne lui faut évidemment que quelques minutes pour pouvoir nous inviter dans une ambiance plus intimiste.
Mais très vite, c’est à nouveau sur les rythmes saccadés de Pass the joint que le public se met à sauter et danser, pour accompagner le chanteur dans ses chorégraphies.
Évidemment, Keziah Jones n’oublie pas ses classiques avec Rythm is love et Beautiful Emily, qu’il semble jouer encore avec plaisir.
Le concert est passé à une vitesse folle. Après le rappel de rigueur, le groupe s’éclipse rapidement, avec le sourire. Le public en veut plus, chante, crie, mais rien n’y fera. Keziah Jones et ses musiciens ont été généreux sur scène, nous repartons avec des rythmes plein les oreilles.
L'Hebdo MLP #62 : Martel - Avril 2023
Petit retour sur une jolie balade faite l’année dernière à Martel, charmant village avec ses tours impressionnantes (d’autant plus que d’énorme araignées les parcourent), et son petit train qui offre un superbe panorama sur la campagne.
L'Hebdo MLP #61 : street art à La Rochelle
Zoom sur une petite rue fort charmante de La Rochelle, pleine de petites boutiques de créateurs, de librairies, de galeries, et de quelques pièces de street art façon collage.
L'Hebdo MLP #60 : L'hiver en Charente Maritime - 2023
Toujours le même plaisir à profiter d’une belle balade sur la plage à Noël, avec cette lumière si particulière, et quelques œuvres créées par la nature et, parfois, par des promeneurs créatifs ; mais aussi sur l’île d’Oléron et à La Rochelle.
Concert de Troubles aux Docks de Cahors 24.11.2023
Le vendredi 24 novembre dernier, veille de la Journée Internationale des Droits des Femmes, le groupe Troubles, composé de Virginie Despentes, Casey, Béatrice Dalle et le groupe Zëro, a donné un concert pas comme les autres aux Docks de Cahors.
Il s’agissait d’une lecture musicale, parfois à la limite du slam, à la puissance phénoménale. La musique de Zëro portait leurs voix souvent avec rage, toujours avec intensité.
Les trois lectrices ont lu des textes ensemble ou seules, se faisant écho, scandant une forme de programme social auquel j’adhère sans aucun doute.
Des textes qui dénonce les inégalités liées au sexe ou au genre, à la couleur de peau, aussi. Le texte sur le féminisme blanc lu par Casey m’a beaucoup touché. Béatrice Dalle a donné une lecture sensuelle et poétique. Virginie Despentes, autrice dont je suis une grande lectrice depuis l’adolescence, en imposait lorsqu’elle nous invitait à marcher ensemble pour « qu’un nouveau présent puisse commencer ».
Leur complicité était palpable.
Le public était chaud bouillant, très réactif, l’ambiance était particulière. A la fin de leur prestation, les « Bravo ! » et les « Merci ! » ont fusé dans la salle. J’ai ressenti cette solidarité, ce lien, qui m’a fait chaud au cœur.
L'hebdo MLP #59 : sur les hauteurs de Castelfranc
Une belle journée d’automne, une amie qui m’emmène sur les hauteurs de Castelfranc, vers un village vacances abandonné. Il paraît que les danois venaient en nombre y séjourner, car la reine du Danemark a son château de vacances tout près.
L’occasion de mélanger paysage et urbex.
L'hebdo MLP #58 : Guru Guru au Supersonic, Paris (2023)
Aller-retour express à Paris en juillet. Vendredi soir : on fait quoi ? « Viens, au va au Supersonic. ». Ok !
Il semble que ce soit le bar branché pour voir des concerts de rock à Paris. Je suis donc allée voir Guru Guru au Supersonic. Sensation de remonter le temps, quand j’habitais dans l’est parisien et que je passais mes week-end à la Bellevilloise, la Machine du Moulin Rouge, la Flèche d’Or, la Maroquinerie, au Truskel et j’en passe. Le groupe joue fort et bien, le public pogotte, quelques mecs sympas nous couvrent pour qu’on ne prenne pas de coups et que je puisse faire des photos. Merci à eux !
L'hebdo MLP #57 : Urbex dans un petit château abandonné
Une fois n’est pas coutume, voici une série de photos de style urbex prises dans un petit château à l’abandon, sur les hauteurs de la Vallée du Lot et du Vignoble. Le maire du village m’a conseillé d’y faire un tour, je ne savais pas à quoi m’attendre… Clairement, le lieu est régulièrement visité. On retrouve les meubles laissés sur place, le sol jonché de livres et de magazines, le plafond du salon effondré, béant sur les combles. Silence absolu. Au rez-de-chaussée, l’ambiance est un peu onirique, l’impression que la famille est partie brusquement, ou a disparu, volatilisée : une enveloppe, le livre 1984 de Orwell, une serviette sur le sèche-serviette de la salle de bain, des magazines féminins, un jouet en bois, la vaisselle sur la table de la cuisine… Mais quand on descend dans les caves, les poils se dressent un peu, et l’on se croit dans un film d’horreur, on s’attend à trouver un cadavre accroché quelque part. Mais non, juste des cuves, des tonneaux… et un rocking-chair.
L'hebdo MLP #56 : concerts à Prayssac
Vendredi dernier, soirées de concerts à Prayssac pour la fête du village. Cette année, la tête d’affiche, c’est Mouss et Hakim, le duo de frangins du groupe Zebda. Pas spécialement ma tasse de thé, mais l’envie de faire des photos de concert me motive à y aller. Je ne suis pas déçue : le groupe a de l’énergie à revendre, le public est conquis, chante en chœur avec lui, et rit des bonnes blagues et des petites chorégraphies du duo de chanteurs. Juste après, c’est le groupe OIA Star qui arrive sur scène avec son chanteur au look piqué à Hunter S. Thompson, le public est plus clairsemé, mais prêt à pogoter. Le son est bon, cependant je suis très surprise d’un riff et une rythmique totalement identiques à la chanson Black Math des White Stripes. Pendant de longues secondes, je me suis dit « Ils reprennent les White Stripes… je rêve ! » et oui, je rêvais, c’était juste une bonne grosse copie de l’intro. Abusé.
La soirée ne fut pas gâchée pour autant. J’ai toujours autant de plaisir à shooter les artistes qui se donnent à fond sur scène, à capter leurs mimiques et leurs émotions.
L'hebdo MLP #55 : Reza à Castelfranc
Je suis bénévole dans l’association Rencontres Photo de Castelfranc depuis 2015. Cette année, j’ai mené un projet qui me tenait très à coeur : proposer au public une exposition du photographe Reza à Castelfranc, et, soyons fou, faire venir l’artiste dans mon village.
En été 2022, je suis allée à Lauzerte où Reza exposait son travail et a proposé une balade commentée. J’ai tout de suite vu la même chose à Castelfranc. Ni une ni deux, je suis allée lui en parler : il a reçu la proposition avec beaucoup d’attention et m’a donné les coordonnées de son épouse Rachel Deghati qui gère leur agence et les contrats.
Bien sûr, ce n’était pas gagné : faire venir une telle pointure, cela a un coût, c’est normal, et une organisation un peu plus lourde qu’habituellement.
Avec la pandémie de Covid-19, l’association a connu quelques années difficiles. Équipe ultra réduite, difficulté d’organisation, moins de budget… Mais j’y croyais. J’en ai parlé à des personnes de mon entourage qui ont cru aussi au projet et ont accepté d’être de la partie.
Et voilà, on l’a fait ! Challenge relevé haut la main. 28 photos exposées sur les murs du village, une série créée spécialement pour Castelfranc, pour ne pas refaire la même qu’à Lauzerte. Reza et Rachel nous ont fait l’honneur de leur bienveillante présence pour l’inauguration le 14 juillet, et pour une balade commentée le 15 juillet. Le public était au rendez-vous, chaque jour, nombreux, avec des commentaires élogieux. Durant la balade, une centaine de personnes a bu les paroles de Reza, passionnées, pleines d’émotion, dans un silence et une concentration qui ont ému l’artiste.
Une seconde exposition était proposée, celle des photos produites par les résidents de l’EHPAD de Prayssac, les Balcons du Lot, durant des ateliers que j’ai donnés au printemps dernier. Exposer leurs photos en même temps que l’exposition « Une Terre, Une Famille » de Reza avait tout son sens. Les résidents sont même venus à l’inauguration, puis en visite. Quelles émotions !
Aujourd’hui, nous avons décroché les photos. Alors que le soleil a brillé durant toute la durée des Rencontres Photo de Castelfranc (sauf durant la balade commentée, il s’était heureusement un peu caché), il pleut, comme si la météo était au diapason.
Un grand merci à l’équipe de bénévoles qui a participé à l’organisation de ce bel événement, à la municipalité, aux partenaires et sponsors, aux résidents de l’EHPAD et aux personnes ayant permis cette collaboration, et surtout à Reza et Rachel Deghati. Une très belle rencontre, riche et simple à la fois.











